Une vingtaine acteurs de l’agropastoralisme se sont réunis le mercredi 22 septembre à Nouakchott dans le cadre de la plateforme du développement rural qu’ils composent.

Cette réunion de coordination, en plus de choisir une meilleure gouvernance pour les prises de décisions futures, a permis de donner l’aval des thèmes prioritaires à traiter dans le cadre de la deuxième phase. L’idée de cette plateforme de dialogue est issue d’une recommandation faite par la revue institutionnelle du secteur agricole et pastoral, réalisé en 2013-2014, le RISAP. C’est un document fondateur, fruit d’une volonté de réforme du gouvernement mauritanien, appuyé dans ce sens par ses partenaires comme l’UE.
Cela aboutit à un document qui reste référence, et oriente et recommande pour le renforcement des institutions en charge du secteur rural, particulièrement souligne l’importance de la concertation avec les acteurs en promouvant les participations à l’élaboration des politiques publiques et la mis en œuvre des stratégies sectorielles, ce qui consolide l’intervention des autorités étatiques, tout en étant à l’écoute des réalités contextuelles.
La configuration de cette plateforme est ensuite appuyée par un programme toujours en cours, le RIMRAP (pour rappel : programme du secteur SANAD, qui repose sur trois programmes RIMRAP, RIMFIL, RIMDIR, dont les deux derniers sont mis en œuvre par ENABEL).
Il s’agissait de renforcer le cadre institutionnel, avec un point important consacré à la concertation avec les acteurs, et un appui aux institutions et un appui financier.
Les groupes de travail constitué sont animés par un intervenant central, IPAR. Un Think Thank basé au Sénégal, avec une vocation sous régionale, et qui a l’avantage de connaitre parfaitement les thématiques de développement rural. IPAR est chargé depuis le RIMRAP d’animer ces groupes de travail thématiques, qui doivent aboutir à des productions thématiques, dont le but est l’aide aux institutions publiques.
Retours sur les travaux de groupes
CAP : l’état des lieux est déjà très complet, et il est prévu que puisse être mobilisée la deuxième partie qui sera la partie prospective, la partie proposition aux ministères, entre fin 2021 et début 2022.
GTRN : l’étude des états des lieux a été réalisée et restituée, mais pas de temps de dialogue
Lait : Il faut concentrer l’attention sur l’alimentation au bétail et la culture fourragère
Nous avons perdu beaucoup de moyens parce qu’aujourd’hui on ne valorise pas les déchets
Au niveau de la note stratégique, suggestion de reprendre avec la nouvelle vision du ministère de l’élevage
Hydraulique Pastorale : Premier Etat des lieux déjà fait par rapport à la situation agro écologique, de l’évolution du front agricole, de la difficulté de mobilité du cheptel dans certaines zones notamment sud il y avait problème, on n’a pas suffisamment anticipé sur l’élargissement des zones pastorales ; il faut faire en zone de pouvoir atteindre les zones d’eau.
Il y a une énorme réserve pastorale qui n’est pas accessibles parce qu’il n’y a pas d’eau
Enjeu important, le travail a bien été fait, malheureusement dans la deuxième partie il y avait un accord avec le PRAPS, qui devait prendre en charge les ateliers régionaux, donc on doit trouver un nouveau moyen de financer ces ateliers, pour avoir de véritables discussions et mettre en place de nouvelles stratégies
Financement agricole : On doit trouver des fenêtres de financement tourner vers l’entrepreneuriat des jeunes en milieu rural et donc créer un tissu économique capable de retenir les jeunes en milieu rural. La question foncière n’ayant pas de groupe spécifique peut être évoquée dans ce groupe. Il faut aussi intégrer la question de l’épargne, ainsi que la question des coopératives féminines, qui manque de financement.
Une mission internationale d’ENABEL arrive pour travailler sur le format fond développement rural, on va voir s’ils peuvent faire une restitution dans le cadre de la plateforme.

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